Il y a Béa Johnson, la papesse du minimalisme et du zéro-déchet, et puis il y a moi, qui vadrouille dans cette nouvelle façon de vivre depuis quelques années et qui a débuté comme tout le monde. Alors je ne vous cache pas qu’il y a des rechutes parfois…! Parce qu’au final nous sommes humain, nous avons des failles, et nous avons parfois la flemme. Toutefois chaque pas est important, chaque évolution est à prendre en compte, sans culpabilité ni honte.

D’ailleurs la culpabilité est une émotion très familière du milieu écologique. En premier lieu c’est une guerre contre le plastique (entre autre) mais parfois on peut voir apparaître quelques guerres d’égo. Ce sera à celui qui emballera le mieux ses courses, celle qui fera le plus de choses maison, ou encore à celui qui aura la plus grosse… courge! 🙂 Et pourtant l’écologie c’est avant tout une histoire d’amour. Oui oui ! Une histoire d’amour avec la planète, avec la nature, une envie de la préserver et de lui rendre hommage. Alors je me suis dit que j’allais vous faire un petit guide du pas à pas, pour rendre notre planète un peu plus propre et surtout un peu plus pérenne.

Alors c’est partie pour 10 conseils afin de démarrer une vie un peu plus simple, avec moins de déchets. Nous allons apprendre à changer ses habitudes, à son rythme, pour une nouvelle philosophie de vie plus durable. Car c’est bien beau de vouloir tout changer, mais la finalité n’est peut-être pas de vivre comme Béa…! C’est avant tout de vivre bien, en conscience et en respectant du mieux que l’on peut son environnement !

1) Accepter de changer ses habitudes

Afin de vous aider j’ai écrit un article sur l’accompagnement au changement. Car changer, c’est se remettre en question d’une part, cela peut être changer son hygiène de vie, remettre en cause certains dysfonctionnements physiologiques, changer de métier, mettre en évidence des problématiques relationnels. En bref, le changement cela fait peur, modifier ses habitudes, sa routine, cela désoriente.

Penser d’une autre manière… comme par exemple : “Comment vais-je faire sans mon shampoing miraculeux anti-pelliculaire?” Et bien au lieu de résoudre le symptôme, on peut aller chercher la cause des pellicules.
“Comment vais-je faire sans éponge?” Et bien on peut revenir à des méthodes qui datent, d’un autre temps. Car nos ancêtres ont inventé beaucoup de choses bien. Oui certes la wifi ça déchire mais la lessive maison aussi!

Accepter de changer ses habitudes, c’est aussi une excellente façon de continuer à apprendre toute sa vie et même dans son quotidien. Car apprendre à faire son shampoing solide ou son produit lave-vitre et bien je ne sais pas pour vous mais je trouve cela HYPER gratifiant ! On peut mettre en place de nouveaux apprentissages, on peut faire fonctionner nos méninges quand une recette ne nous convient pas.

En d’autres termes, simplifier sa vie nous fait évoluer dans tous les plans de notre vie. On crée du lien avec des personnes qui ont les mêmes centres d’intérêts. On trouve des solutions miracles pour des cuirs chevelus en détresse… Bon vous aurez compris, je kiffe cette nouvelle façon de vivre !

2) Revoir sa vision de la consommation

Simplifier sa vie avec le minimalisme ou le zéro déchet, c’est également revoir tout notre fonctionnement économique. Comme je le disais plus haut, ce mode de vie peut vite devenir le terrain de jeu favori pour les personnes en mal de reconnaissance. (« T’as vu moi je fais mieux que toi…! Nananère! ») On martèle à qui veut l’entendre (oui car nous avons notre libre arbitre, encore…) que la consommation c’est pas bien, tout en achetant la dernière gourde inox à la mode.

Nous sommes quoiqu’il arrive des consommateurs, qui achetons des choses que ce soit sur Amazon ou sur le Bon Coin, nous avons un pouvoir d’achat. Et c’est bien à nous et nous seul de faire le choix de ce que l’on consomme ou non. Vous trouverez toujours des personnes qui seront plus zéro-déchet que vous. Vous trouverez toujours des personnes qui auront moins de fringues que vous. Les extrêmes ont toujours existé et seront toujours présents. Maintenant, libre à nous de prendre conscience des enjeux économiques qui vont se jouer (post covid 19) et de consommer (ou non) plus responsable et surtout bien plus local…!

Maintenant que les sujets de société ont été abordé, je vais pouvoir aborder des sujets plus légers. Parce que cela fait du bien et que cela fait aussi partie de notre vie !

3) Faire le tri, Marie Kondo Style

Comment changer nos possessions terrestres si nous ne savons pas déjà ce que nous avons dans les placards et les tiroirs ! C’est pourquoi je vous propose de découvrir la méthode Konmari de Marie Kondo. Bon c’est vrai qu’avec le temps, c’est devenu une vraie machine de guerre internationale, dont on entend parler de partout et par tout le monde !

Le principe est simple, allier rangement et prise de conscience, et donc vous commencez à me connaître, si les émotions rentrent en jeu, je fonce sur le sujet. Oui car qu’est-ce qui fait que vous gardez ce vieux bout de chiffon dont vous ne vous servez plus? Et bien c’est certainement pour le souvenir que vous en gardez. Et dans ce cas précis, je vous renvoie à la loi du détachement que l’on retrouve en bouddhisme (ça mérite un article à elle toute seule). Pour résumer, l’attachement amène à la souffrance, la souffrance vient forcément de quelque chose, et ce quelque chose peut bien évidemment se travailler en gérant ses émotions. (Oui je fais des ponts, tout le temps, c’est une autre passion ! 🙂 )

4) Remplir le vide

Quand vous faites le grand ménage de printemps, vous jetez forcément quelques petites babioles ou de vieux journaux qui traînent. Et parfois vous remplissez de nouveau ce vide avec d’autres objets tout aussi inutiles… Avez-vous la peur du vide? Que ressentez-vous dans une pièce vide? Alors là je suis sûre que vous savez où je veux en venir. En effet, les émotions sont encore mises en lumière. Car finalement qu’est-ce qui nous empêche de vider notre tiroir fourre-tout, notre buanderie, ou parfois même notre frigo?

Alors par quoi peut-être remplacé un vide intérieur…?

Par de l’amour.

C’est aussi simple que cela. Oui c’est un article sur le minimalisme. Ce paragraphe en est la preuve. 😉

5) Acheter d’occasion

Le Bon Coin, Vinted, … tous ces sites explosent depuis quelques années. Avant c’était ringard d’acheter d’occasion, ça faisait pauvre, c’était vraiment mal vu. Aujourd’hui on le fait pour des raisons écologiques, toujours économiques et même parfois par effet de style. L’occasion est tendance et pour une fois et bien je suis ravie de cette nouvelle mode !

Bon encore faut-il tomber sur des bonnes affaires ou des objets reconditionnés qui FONCTIONNENT !!! Oui cela sent le vécu, c’est encore frais…

6) Acheter en vrac et local

Changer sa façon de consommer est également le meilleur moyen pour découvrir nos petits producteurs locaux. Pour commencer à investir dans l’économie locale, les petites productions, les productions françaises. On fait travailler des artisans, des indépendants, des petites structures qui démarrent, …

De plus, même pour les personnes qui ne peuvent pas se permettre d’acheter en magasin bio, car oui il y a des foyers qui ne peuvent pas encore se le permettre (il faut être réaliste). De nombreuses grandes enseignes ont ouvert la voie du vrac (bio) pour toutes et tous. Et bien en tant que Naturopathe, je dis que c’est mieux que rien, c’est un pas de plus malgré tout ce qui se cache derrière (c’est un autre débat, et cet article est déjà suffisamment long, haha).

7) Changer ses contenants, vive les bocaux !

Qui dit vrac, dit bocaux, cela va de paire et on va pas se mentir, ça claque en terme de déco ! Enfin perso j’adore ces jeux de couleurs au lieu des emballages multicolores. C’est une question de goût je veux bien l’avouer. En attendant, les déchets de nos emballages polluent la nature, nos sols et pas que les nôtres d’ailleurs…

Chez le commerçant : On hésite pas à emmener ses emballages chez le boucher, le fromager, le traiteur et tous les petits commerces qui acceptent de plus en plus vos propres contenants. N’hésitez pas à regarder dans votre région si vous possédez une asso zéro déchet (zero waste france) qui ont l’habitude d’afficher les enseignes qui acceptent vos emballages ou encore les magasins qui pratiquent la consigne ! (quand je vous disais que nos anciens étaient fortiches en ZD) !

8) Des matériaux durables, oublier le jetable

Le bois, l’inox, le verre, des matériaux qui durent, qui sont plus facilement recyclables même si ce n’est pas éternel…! En plus c’est quand même bien plus classe qu’un machin en plastique… Toujours une question de goût, ok ok !

Donc on prévoit nos pailles en inox pour les mojitos chez Cindy, on pense à prendre ses couverts en bois ou en métal pour le pique-nique de dimanche et on remplace nos Tupperwares des années 70 par des contenants en verre avec couvercle ! (Vous trouverez bien d’autres raisons de vous réunir entre nana autour de mojitos !)

9) De l’eau en boîte

Oulalala je vais me récupérer la foudre de certains naturopathes… Et bien tant pis, car en tant qu’être humain vivant sur TERRE et bien j’ai aussi mon mot à dire et je souhaitais faire un petit point (un article est prévu sur le sujet) sur l’utilisation des bouteilles d’eau en plastique. Pour celles et ceux qui ne le savent pas, la Naturopathie conseille vivement de boire une eau de source peu minéralisée. Ok. Dans l’idée c’est totalement juste et pour notre santé également. Mais…

Effectivement, la Naturopathie est une affaire de compromis, on change une partie de son alimentation, on change un coin de notre tête, on fait évoluer une idée sur une pratique ou une façon de vivre. Nous avons le choix de changer sur certains point, faire passer la santé en priorité et parfois nous pouvons également mettre en avant le bien-être futur pour toutes et tous.

En bref, on doit peser le pour, le contre… Et dans notre cas ici et bien je regarde la nature. Je ne peux pas concevoir un accompagnement de l’humain sans penser à son environnement, je ne peux pas accompagner avec des méthodes naturelles sans penser à la nature. Et une nature en danger, pas besoin de vous le rappeler.

Alors on se renseigne sur les dégâts du plastique d’une manière générale plastique et de leur fin de vie. Est-ce que la santé actuelle nécessite de prendre des risques pour la santé du futur…? Est-ce que la santé individuelle prévaut à une santé collective sur le long terme? On peut toujours se renseigner sur les alternatives pour filtrer l’eau d’un robinet potable…

Débat à suivre…

10) Tout faire maison (ou presque) !

En fin de compte, on en revient à nos grands-mères qui fabriquaient leur lessive, qui passaient quelques heures sur leur machine à coudre ou encore à nos grands-pères qui sortaient leur caisse à outils. Aujourd’hui ces actions sont bien moins gênées, je suis toute fière de réparer moi-même un meuble et j’ai des amis hommes qui s’essaient à la couture.

On cuisine, on reprise, on upcycle (oui bon on recycle), on fabrique un objet avec deux anciens usés, … En bref on laisse parler notre créativité et c’est vraiment ce qui fait de la vie un bonheur de tous les jours ! Car nous sommes des êtres créateurs !

Rahlala j’espère vous avoir transmis ma passion pour cette nouvelle philosophie de vie qui est apparue il y a quelques années ! 🙂
Je vous souhaite une belle évolution sur le chemin de la simplicité !

Belles découverte !


Quelques références de livres :


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