L’acupuncture est une méthode qui s’est démocratisée il y a une cinquantaine d’années, et pourtant elle fait encore partie des techniques les plus mystérieuses des médecines douces.

En premier lieu, l’acupuncture est un ensemble de procédures consistant à stimuler des zones anatomiques sur la peau grâces à des aiguilles ou autres outils. Différentes approches sont connues et puisent leurs origines de Chine, du Japon ou encore de Corée.

Voici la définition donnée par l’UNESCO, qui représente à merveille ce qu’est l’acupuncture traditionnelle :

« L’Acupuncture Traditionnelle forme un art thérapeutique qui élabore son raisonnement diagnostique et thérapeutique sur une vision énergétique Taoïste de l’Homme et de l’Univers. »

UNESCO

De plus, c’est l’une des techniques de diagnostic et de traitement en Médecine Orientale/ Médecine Traditionnelle Chinoise. En acupuncture, la santé repose sur la fluidité de la circulation de l’énergie vitale – le Qi – situé sur les circuits de l’organisme appelés méridiens. Ces canaux sont comme des sortes de tuyaux qui assure le bon équilibre de l’organisme (comme les nadis en Ayurveda).

Imaginez le réseau de plomberie d’une maison, si un des tuyaux est bouché, alors l’évacuation se fera mal et je vous laisse deviner la suite de l’histoire. Et bien c’est tout à fait pareil pour notre organisme. Lorsqu’un des circuits énergétiques (méridiens) est encrassé, à cause d’une émotion mal gérée, un style de vie déséquilibré, … une maladie va très certainement pointer le bout de son nez.

Un art thérapeutique ancestral

L’acupuncture est l’une des méthodes qui a subi le moins de transformation depuis sa création. En effet, elle a vu dans sa boite à outils, des éclats de silex, des os, du bambou jusqu’aux aiguilles que tout le monde connait aujourd’hui.

Le terme « acupuncture », né de la contraction de acu (aiguille) et punctura (piqure), apparait au XVIe siècle. Cette méthode consiste à prévenir ou guérir les maladies au moyen d’aiguilles plantées dans la peau. Le choix des points est effectué en fonction de règles très précises.

Le développement de l’acupuncture en France s’intensifie à partie des années 1930 grâce à Soulié de Morand (consul à Pékin). C’était l’un des principaux traducteur des traités de médecine chinoise à cette époque. L’acupuncture devient véritablement une approche reconnue dans le milieu médical en 1958, où elle se substitua à l’anesthésie lors d’une ablation des amygdales.

Une médecine de l’énergie

La notion d’énergie est essentielle pour la compréhension de l’acupuncture et de la médecine traditionnelle chinoise. Cette dernière conçoit qu’un lien intime est présent entre les lois de la vie, de la nature et de la connaissance. Comme pouvait le dire Albert Einstein « Tout est énergie », le mouvement de la vie sur Terre, autour du soleil ou encore des astres, dépend d’une énergie appelé le Qi (chi). Le Tao (le chemin, la voie) symbolise le principe unique et essentiel des êtres et des lois les reliant à l’univers.

Enfin pour la pensée taoïste, l’énergie est unique, fondamentale, et présente en chaque être sous deux polarité : le Yin et le Yang. La bonne santé est donc la somme de ces deux polarité complémentaires et de l’équilibre qui nous entoure, de notre environnement (Feng Shui). Une énergie insuffisante ou bloquée ou encore mal répartie, crée le symptôme et/ou la maladie.

Et la science dans tout ça ?

  • Alors pour les plus sceptiques d’entre vous (et oui je vous vois venir mes amis), je tenais à vous donner deux hypothèses scientifiques qui ont été avancées pour expliquer l’efficacité de l’acupuncture.

L’implantation des aiguilles déclenche une stimulation entre les fibres nerveuses tactiles qui conduisent rapidement le message vers le cerveau. Quant aux fibres douloureuses, elles sont plus lentes et inhibées : c’est la théorie du « portillon » (gate control), ainsi appelé car le cerveau traite en priorité l’information tactile et ferme la porte au nez au message douloureux.

L’implantation des aiguilles dans ou sur la peau entraine la libération dans le système nerveux central de substances neuromodulantes, les endorphines (notre propre morphine) impliquées dans le contrôle de la douleur.

Ces deux mécanismes neuro-physiologiques n’expliquent pas tout. Par contre ils ont permis à l’acupuncture d’intégrer la plupart des centres anti-douleur.

Indications pour consulter en acupuncture

  • Douleurs (rhumato, inflammatoires, nerveuses, dermato, …)
  • Troubles neuro-végétatifs (états dépressifs, anxieux, fatigue, sommeil, surmenage, …)
  • Troubles fonctionnels (digestion, …)
  • Problèmes circulatoires et gynécologiques
  • Allergies
  • L’arrêt du tabac et autres addictions
  • Troubles métaboliques (perte de poids, …)

Ainsi, l’approche globale de l’acupuncture lui permet de proposée une solution à la plupart des maladies et symptômes. Car en effet elle prend en considération tout l’équilibre de la personne. Elle est une très bonne approche COMPLEMENTAIRE pour toutes les pathologies lourdes en association avec l’allopathie. 

Quelques syndicat d’acupuncture en France :

https://www.acupuncture-france.com

https://www.synat.fr/

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